Le projet EuroLegalBot poursuit son développement avec des avancées significatives et entre aujourd’hui dans une phase décisive : celle de la mise à l’épreuve opérationnelle auprès des praticiens du droit.

Porté par un consortium européen et cofinancé par la Commission européenne, ce projet vise à renforcer la coopération judiciaire en Europe, en particulier dans le cadre du mandat d’arrêt européen (MAE), outil central des procédures d’extradition au sein de l’Union européenne.

Qu’est-ce qu’EuroLegalBot ?

EuroLegalBot est un assistant juridique conversationnel spécialisé, fondé sur l’IA, conçu pour accompagner les professionnels du droit (magistrats instructeurs et procureurs, mais aussi avocats pénaux) dans l’analyse et l’exploitation de données juridiques complexes notamment l’emploi des instruments européens de coopérations judiciaire transfrontalière.

L’objectif est clair : faciliter l’utilisation du mandat d’arrêt européen, souvent difficile à maîtriser en raison des disparités entre systèmes juridiques nationaux et de la complexité des procédures.

Il ne s’agit pas d’un outil grand public, mais d’un dispositif à vocation institutionnelle, qui repose sur :

  • des sources juridiques officiellement validées et contrôlées (législation, jurisprudence, doctrine) ;
  • une traçabilité complète des sources servant aux réponses fournies ;
  • une utilisation en environnement sécurisé, y compris hors connexion ;
  • une interaction multilingue en langage naturel.

Un projet structuré pour répondre à un besoin concret

Malgré les progrès de l’Union européenne en matière de coopération judiciaire, la mise en œuvre du mandat d’arrêt européen reste complexe. Les praticiens doivent composer avec :

  • la disparité des législations nationales ;
  • des procédures parfois lourdes ;
  • des différences d’interprétation entre États membres.

Dans ce contexte, EuroLegalBot apporte une réponse innovante : simplifier, sécuriser et harmoniser l’accès aux législations officielles (textes de loi, jurisprudence) régulièrement actualisées.

Le projet est organisé en cinq lots :

  • coordination et pilotage ;
  • constitution du jeu de données juridique ;
  • développement du chatbot ;
  • phase de test et de pilotage ;
  • communication et diffusion.

Des avancées concrètes : du jeu de données au chatbot

Le projet a franchi plusieurs étapes essentielles :

  • une base de connaissances solide ;
  • constitution d’un corpus juridique européen structuré, intégrant législation, jurisprudence et pratiques nationales.

Ce jeu de données constitue le socle du système. Le développement du chatbot est aujourd’hui bien avancé. Il est capable de :

  • répondre à des questions juridiques complexes ;
  • croiser des sources issues de plusieurs États membres ;
  • produire des synthèses ;
  • générer des documents juridiques, notamment des projets de mandat d’arrêt européen.

Les atouts d’EuroLegalBot

  • Une IA spécialisée et fiable ;
  • un système entièrement dédié au droit qui repose sur un moteur d’IA européen (MISTRAL AI) et des données officielles et qui garantit des réponses juridiquement exploitables ;
  • la traçabilité des réponses ;
  • des résultats fondés sur des sources identifiées, élément fondamental pour la confiance des utilisateurs.

Un contrôle humain

Les utilisateurs peuvent corriger et enrichir les réponses, assurant ainsi une amélioration continue et maîtrisée.

Un véritable outil de travail

Au-delà d’un simple chatbot, EuroLegalBot permet :

  • d’analyser des cas très complexes ;
  • d’appuyer le raisonnement juridique ;
  • de produire des documents aux formats pré-définis.

Lancement des tests utilisateurs : une étape décisive

Le projet entre désormais dans une phase essentielle : les tests utilisateurs.
Cette étape dite « Pilote » vise à confronter l’outil à des situations réelles et à consolider sa pertinence par les mises au point issues de la pratique quotidienne des professionnels.

Une expérimentation à grande échelle

Environ 150 praticiens (en France, Italie et Grèce) participeront à la phase pilote.
Ils testeront le chatbot sur plusieurs mois dans des conditions réelle de leur activité professionnelle.

Une approche centrée sur les usages

Les participants seront invités à :

  • interroger le système sur des cas concrets ;
  • analyser la qualité des réponses  fournies ;
  • évaluer la pertinence juridique des résultats.

L’objectif est de vérifier la capacité du système à produire un raisonnement juridique fiable et exploitable.

Une amélioration continue

Les retours des utilisateurs permettront :

  • d’identifier les éventuelles erreurs ou limites ;
  • d’ajuster les réponses ;
  • d’enrichir la base de connaissances.

Vous pouvez contribuez à améliorer les avatars juridiques

Comme mentionné, l’avatar EuroLegalBot dispose déjà d’un haut niveau d’entraînement et d’une expertise solide, fondée exclusivement sur des sources juridiques de officielles. Toutefois, comme toute technologie d’intelligence artificielle, il peut parfois comporter des imprécisions. Les matières juridiques — notamment la jurisprudence et la doctrine — étant complexes et en constante évolution, certaines informations peuvent ne pas être parfaitement à jour, en particulier dans les pays ou dans les langues moins diffusées.

Comment participez à l’amélioration des avatars juridiques

Avec l’avatar, vous échangez librement à l’oral ou à l’écrit, dans la langue de votre choix.
Pensé pour accompagner les professionnels du droit au quotidien, il évolue en permanence… grâce à vous. Votre expertise fait la différence. Chaque interaction est une opportunité d’enrichir le système, d’affiner ses réponses et de renforcer sa fiabilité au service de la justice.

Vous avez identifié une amélioration possible ?
Une précision à apporter ?
Une information récente à intégrer ?

Contribuez dès maintenant à l’amélioration des avatars juridiques en demandant votre accès à EuroLegalBot :